dimanche 28 juin 2026

 A L'OUEST DES BALKANS MAI 2026



En choisissant cette destination, le but n'était pas une visite exhaustive de toute cette région, plutôt une découverte de quelques unes des nombreuses richesses de chacun de ses pays tout en profitant aussi "d'un voyage en roulotte hors des sentiers battus".

Nous sommes partis le 26 avril et avons effectué une traversée de l'Italie rapide, gardant les détours pour un retour sans date définie. Nous sommes donc arrivés à Ancône 3 jours plus tard pour traverser la mer Adriatique en direction de Durrës. Après une traversée tranquille de 16 heures à bord du Mia, nous arrivons à Durrës en fin de matinée du 29 avril. 

  

1) L'Albanie




Le soleil nous attend à l'arrivée. Le débarquement et les formalités  sont assez rapides et nous traversons Durrës en direction du sud. Un peu de change en lek , quelques courses et nous rejoignons dans l'après-midi la lagune de Karavasta.

Vaste et sauvage, nous nous y promenons apercevant quelques pélicans  et flamands roses (enfin, pas trop roses). Une longue passerelle mène à la bande de terre qui sépare la lagune de la mer. Puis nous parcourons les pistes avant de trouver un joli point de bivouac.
Le lendemain nous longeons encore la lagune, mais sans soleil, avec quelques arrêts avant d'aller visiter le monastère d'Ardenica. Le monastère est grand, mais la visite se limite à la cours d'entrée et à l'église.

Nous traversons ensuite la ville de Fier où nous découvrons les règles du stationnement  en Albanie : On s'arrête, on met ses warnings.... et tout va bien ! Nous arrivons à Appollonia d'Illyrie sous une pluie battante. Le site est très étendu et décrit par les guides touristiques comme l'un des plus remarquables d'Albanie. Mais est-ce le mauvais temps, nous n'avons pas été convaincu par cette visite.

Nous repartons vers Fier, puis vers l'est et trouvons un bivouac au bord d'un Lac à Roskovec.

Notre destination suivant est la ville de Bérat avec son château haut perché et ses maisons accrochées à la colline. L'endroit est très agréable et le point de vue magnifique. Nous  traversons la rivière Osum pour avoir une vue d'ensemble de la ville et de ses habitations, puis nous prenons une petite route qui devient vite une  très jolie piste qui nous mène toujours à l'est vers Gramsh.

Nous trouvons bientôt une nouvelle piste qui longe un large torrent et dessert plusieurs hameaux nous la suivons sur plus d'une vingtaine de kilomètres, mais bientôt, dans une forte montée peu après le dernier hameau, elle se transforme en pataugeoire et nous devons nous résoudre au demi-tour. Nous bivouaquons sur la descente au bord du torrent.



La piste coupée nous oblige à un détour, mais nous ne perdons rien. Nous avons eu le plaisir de découvrir cette piste , et maintenant, nous nous trouvons sur une belle route qui longe la rivière Devoll dans de magnifiques défilés jusqu'à un lac. Nous continuerons de la suivre bien plus haut, à plus de 800m d'altitude avant de la quitter pour rejoindre Pogradec, au bord du lac d'Ohrid. 

Ce lac, le plus grand des Balkans, marque la frontière avec la Macédoine. Nous avons donc traversé le pays d'Ouest en Est, soit à peine plus de 100 kilomètres. Donc, pour quelques kilomètres de plus nous passons la frontière avec la Macédoine et allons visiter le monastère de St Naum. C'est un bel endroit au bord du lac d'Ohrid, mais les abords ressemblent vite à une kermesse : pizzerias, restaurants, boutiques de souvenirs, activités diverses.... la foule s'y presse comme à Disneyland. 
Nous faisons le tour de l'église et laissons St Naum à sa foule pour regagner l'Albanie et déjeuner dans un petit restaurant au bord du Lac.


Dans l'après-midi, nous longeons le lac jusqu'au nord et revenons au centre du pays. Nous nous arrêtons avant Elbasan que nous verrons le lendemain. Nous en profitons pour notre premier ravitaillement en gasoil albanais à un tarif équivalent à l'Italie. Nous partons vers le nord, d'abord par une petite route qui monte très vite à 1 000 mètres avant de trouver une très belle piste ancienne bien construite. Nous la suivrons sur une centaine de kilomètres, jusqu'à notre bivouac à plus de 1 250 mètres d'altitude. Température fraiche, chauffage bienvenu !


Le voyage continu, nous retrouvons la route un peu plus loin et la suivons jusqu'à la côte le temps d'un déjeuner local de poissons. Nous parcourons une longue plage et nous arrêtons en bordure de la réserve de Kune-Vain-Tale composée de marais salés, de roselières et de forêts. Nous y passons le reste de l'après midi et une soirée tranquille avant de repartir au matin pour Shkoder et le château de Rozafa.



Après la visite de Rozafa, nous traversons Shkoder et ses faubourgs. A quelques kilomètres en direction du nord-est, nous faisons un nouvel arrêt pour admirer le pont de Mes, un pont de pierre de l'ère Ottomane qui traverse la rivière Kirit. Nous poursuivons la route qui longe cette rivière pendant une trentaine de km avant de trouver une large piste qui monte en altitude et rejoint la vallée de Theth et son parc national. Le village, bien que très reculé, est très touristique. Nous trouvons un emplacement au bord du torrent.
Nous quittons Theth par la route. En quelques lacets nous nous retrouvons 900 mètres plus haut. Il reste encore de grandes plaques de neige sur les bas-côtés. Mais plus loin, le spectacle est éblouissant. Les sommets enneigés de l'amphithéâtre rocheux se détachent sur le ciel bleu. Nous descendons dans une large vallée en suivant une nouvelle rivière (Prroni i Thatë). Sans en atteindre le fond, nous remontons sur les versants, alternant pistes et routes avant de redescendre sur les bords d'un bras du lac  de Shkodra. Nous apercevons bientôt le poste frontière, et quittons l'Albanie pour le Monténégro



2) Le Monténégro



Nous passons la douane à midi. Il y a peu de traffic et les formalités sont vite accomplies. Ici pas de change puisque le Monténégro utilise l'euro. La route sur laquelle nous nous trouvons mène à la capitale Podgorica. Nous la quittons après Tuzi pour redescendre vers la région du lac de Shkoder. Nous traversons d'abord un longue zone d'habitations avant de retrouver des lieux plus isolés. Nous allons visiter Rijeka Crnojevica. Le village s'étire entre la colline et un bras du lac Shkodra au bord d'une route étroite malgré tout fréquentée par les cars de tourisme. Nous passons un moment à nous promener, à admirer le pont,  puis nous rejoignons la route principale qui nous mène à Cetinje avant de continuer vers la côte. La météo n'étant pas au beau fixe et l'habitat devenant concentré, nous prenons l'option camping et partons au sud vers Petrovac.



Au matin le temps ne s'est pas amélioré. Nous visitons les villages de la côte Buljarica, Petrovac. Nous nous arrêtons à Sveti Stefan dont l'île est devenue l'un des sites emblématiques du Monténégro. Ancien village de pécheurs, elle a été transformée en hôtel de luxe dans les années 1960 visité par de nombreuses célébrités. Puis nous repassons par Budva, Le "Saint-Tropez" du Monténégro parait-il. Toujours est-il que c'est l'endroit ou nous avons trouvé la plus forte concentration de Ferrari, Lamborghini ou Porsche ! Ensuite, la route repart dans les terres, et après un tunnel de 1,7 km, nous arrivons à Kotor. De ce que nous avons vu c'est certainement la plus belle ville du Monténégro.  De Kotor, la mer est à 16 km en voiture, mais pour un bateau, c'est plus du double pour franchir les passes des Bouches de Kotor.
Nous déjeunons dans la vieille ville avant de partir à sa découverte, flâner dans les petites rues et visiter quelques monuments. Nous repartons ensuite pour tous les petits villages qui bordent les bouches sur les 40km de côte jusqu'à Herceg Novi où nous trouvons encore un camping très agréable.

Nous commençons la journée en allant visiter l'ancienne ville de Herceg Novi. Le parcours suivant devait nous conduire au monastère d'Ostrog par les pistes. Après quelques kilomètre de route, puis de petite route, nous trouvons une belle piste qui serpente dans les forêts de hêtres. Vers 1400 mètres un banc de neige obstrue encore partiellement la piste. Nous le dégageons un peu et poursuivons notre ascension. Mais vers 1600 mètres, un peu après le col, la piste qui était construite pour franchir un petit vallon est complètement effondrée. Là, il n'est plus question de pelles et ça sera donc le demi-tour. La déviation sur les bouches de Kotor à plusieurs dizaines de kilomètres. Nous revenons à notre camping précédent pour une nouvelle étape.

Nous repartons donc par la côte par une très belle route que nous abandonnons bientôt pour les chemins de traverse. Petites routes et pistes nous mènent sur la route qui monte au monastère d'Ostrog. Perché à 900 mètres, il est imbriqué dans la falaise. Le monastère est devenu un  des lieux de pèlerinage le plus fréquenté des Balkans. Ici, rien à voir avec St Naum, pas de restaurant, pas de divertissement. Malgré la route et les parkings des pèlerins montent pieds nus et dorment sur l'esplanade devant le monastère. Pas de ticket d'entrée, pas de parking payant, mais les troncs invitant aux offrandes sont malgré tout assez nombreux. Nous avons fait la visite, attendant patiemment notre tour la bénédiction devant les reliques de Saint Basile d'Ostrog.


En fin de matinée nous reprenons la route vers le nord-est, en direction de la vallée de la Tara. Pour y parvenir, nous traversons une belle région montagneuse par une piste qui chemine jusqu'à 1600 mètres et qui nous mène un peu plus loin dans une cour de ferme complètement isolée. Il y a du bétail et le purin qui s'écoule sur la piste répend ses odeurs aux alentours. Trois jeunes garçons nous regardent sans bien comprendre ce que nous venons faire par ici. Aucun moyen de se faire comprendre, et puis arrive une jeune femme, surement leur sœur ainée qui parait moins craintive. Nous essayons en vain de dialoguer, et puis elle sort son portable pour traduire ses paroles. Nous comprenons que la piste n'est plus praticable et que nous devons en prendre un autre un peu plus haut  et nous retrouvons ainsi notre chemin ! Nous bivouaquerons un peu plus loin.
La région est montagneuse. Nous traversons une zone où se construisent beaucoup de petits chalets et arrivons au Pont de Djurdjevica jeté sur la rivière Tara. Construit en 1937, il était le plus grand pont en arc en béton pour véhicules d'Europe. Mais en ce moment, le pont est en travaux et la file d'attente est très longue. Nous décidons donc de repartir vers l'ouest. Nous traversons Zabljak et prenons la route du Nacionalni Park Durmitor. Mais un nouvel impondérable se présente : A 1750 mètres d'altitude, la route est coupée par la neige. Là encore, une seule issue,  le demi-tour et le contournement qui nous ramène ou nous étions 24 heures plus tôt. Heureusement le paysage est magnifique et nous trouvons facilement un bivouac tranquille.

En lot de consolation, nous repartons sur une route toute neuve. A Pluzine  nous longeons le lac Piva puis plus loin la rivière du même nom. au bout de la route, nous retrouvons la Tara. De l'autre coté du pont, nous trouvons le poste frontière. Nous quittons le Monténégro pour entrer en Bosnie Hérzégovine.


3) La Bosnie Herzégovine



400 mètres après le poste frontière, la Piva et la Tara se rejoignent et forment la Drina que nous longeons jusqu'à Brod pour poursuivre au bord de la Bistrica jusqu'à... d'importants travaux qui coupent la route ! 
Une déviation mise en place un peu plus haut nous permet de parcourir une très belle piste qui monte dans la forêt et nous permet de rejoindre notre itinéraire. Nous restons en altitude et notre bivouac est à 1000 mètres. La piste se poursuit sur un haut plateau à 1600 mètres avec un hameau, des cultures et du bétail. Les habitants semblent s'y déplacer pour la plupart avec de simples voitures. La piste redescend jusqu'à la rivière Neretva et rejoint la route. Nous arrivons bientôt au lac Boracko. Sur ses rives, quelques maisons de vacances, un camping. Nous en faisons le tour et y déjeunons avant de retrouver les bords de la Neretva jusqu'au lac Jablanicko où La Neretva est transformée en un lac de montagne turquoise de 30 kilomètres. 
Sur les rives de la Neretva avant le lac, la ville de Konjic. Nous découvrirons, après notre passage, que dans les années 1950, le maréchal Tito, président de la république yougoslave, avait fait construire dans ses environs, un bunker destiné à le protéger, ainsi que l’élite du pays, d’une éventuelle attaque nucléaire.
Le projet, classé secret-défense pendant plus de 40 ans, n’a été révélé au public qu’après les conflits en ex-Yougoslavie. Sa construction a duré 26 ans, et aurait coûté plus de 4,6 milliards de dollars (à l’époque) ! Tito, décédé en 1980, n’y aurait jamais mis les pieds !

Après Jablanica, nous quittons les bords du lac pour prendre la direction de Mostar. La route suit toujours la Neretva. Le temps est exécrable, pluie et grêle obligeant par endroits les véhicules à s'arrêter. Heureusement le déluge se calme avant Mostar. Nous traversons la ville que nous avons prévu de visiter le lendemain et trouvons un camping accueillant et calme près de Blagaj.


C'est d'ailleurs par Blagaj que nous commençons la journée. Un petit coup d'œil sur le château fort qui domine la ville et nous allons visiter le monastère. En fait il s'agit d'un monastère de derviches soufis, un tekké. Il est édifié au pied d'une falaise et à côté de la source de la rivière Buna. Comme dans une mosquée, la visite se fait en retirant ses chaussures. Mais nous passons aussi un agréable moment en nous promenant au bord de la rivière. La visite terminée, nous reprenons la direction de Mostar. traversée par le fleuve Neretva. La ville est connue pour son emblématique Stari Most ("vieux pont"), un pont en arc datant de l'époque médiévale et reconstruit après la guerre. La rue principale de la vieille ville n'est qu'une succession d'étals et de boutiques de souvenirs établis dans les vieilles maisons aux toits en lauze. Après avoir déjeuné près du pont un peu en retrait de la foule, nous visitons le "War Photo Museum" qui relate en photos ce que fut le quotidien des habitants de Mostar pendant la guerre.







Nos visites terminées, nous repartons au sud, nous arrêtons visiter la vieille ville de Pocitelj dominée par sa forteresse. Ici le touriste est bien plus rare qu'à Mostar, et l'ambiance est nettement plus tranquille. Puis nous allons jusqu'à Čapljina ou nous trouvons un bivouac au bord de la Neretva.

La prochaine étape est Medjugorje. C'est une ville de pèlerinage qui pourrait-on dire est la concurrente de Lourdes puisque la Vierge y serait aussi apparue. Nous faisons un tour de ville, visitons l'église moderne et montons jusqu'à la colline des apparitions en suivant les boutiques de souvenirs. 
Ensuite, retour au nord, Široki Brijeg puis de petites routes de montagne nous conduisent au lac Blidinje avant de retrouver le lac Jablanocko et la Rama. Nous nous arrêtons après Prozor.

A Travnik, nous ne pouvons visiter le château qui n'accepte ni les euros, ni les cartes bancaires. N'ayant pas changé d'euros pour des marks convertibles bosniaques, nous consacrons notre temps à un restaurant.                                                Après avoir rebroussé chemin jusqu'à Donji Vakuf, nous nous arrêtons à Jajce pour profiter des cascades où la rivière Pliva rencontre la rivière Vrbas qui passe 22 mètres plus bas. A quelques minutes de Jajce, à Mlinčići, entre les deux lacs de Pliva se dresse un remarquable ensemble de 25 moulins à eau traditionnels datant de l'époque ottomane. Il est possible de s'y promener, et 2 seraient encore fonctionnels. Après cette belle promenade, nous retrouvons très vite une piste et un bivouac au milieu des bois.



Au réveil c'est la brume et la pluie. par endroits la piste est détrempée, et nous ne sommes pas mécontents de retrouver la route. Malgré les possibilités, nous garderons cette option et nous mettrons à l'abri dans un restaurant très moyen. Avant Bihac, nous nous refugions dans un camping en espérant des jours meilleurs.
A Bihac, le soleil est revenu. Traversée par la rivière Una ainsi baptisée par les romains et dont le nom signifie « l’unique ». La rivière Una est parsemée d'une dizaine d'îlots qui constituent le poumon vert de la ville. Le plus important, en plein centre, est Gradska Otoka, " l'île de la Ville " qui s'étend sur environ 1 hectare. Au sud de l'île se dresse la statue la plus célèbre de Bihać : La jeune fille de l'Una (Djevojka sa Une).

Mais Bihac est aussi une ville proche de la frontière croate, et une dizaine de kilomètres plus loin nous voici en Croatie.


4) La Slovénie (en passant par la Croatie)



Est-ce parce que nous sommes Dimanche, mais il y a un peu de monde au poste frontière. Il nous faudra donc patienter une quarantaine de minutes pour
changer de pays. La visite de la Croatie n'était pas inscrite à notre programme. C'est donc une traversée rapide que nous effectuons en quelques heures puisque nous n'avons qu'une centaine de kilomètres à parcourir pour nous retrouver en Slovénie. En route, nous nous arrêtons à 
Zdenac pour découvrir le  Pont de Tounj. Un pont unique à deux niveaux, construit en l'honneur d'un roi. Une heure plus tard, nous traversons la Kolpa et entrons en Slovénie. La visite commence par la recherche d'un bivouac que nous trouvons en bordure d'une forêt.
Mais notre première visite sera celle de la ville de Novo Mesto. Située au creux d'un méandre de la Krka, Novo Mesto est une charmante ville très colorée. Nous faisons un petit tour de ville, la cathédrale, la place centrale, quelques beaux batiments...


Notre journée se passe comme une promenade dans un paysage très différent des pays précédents avec un relief plus doux,  beaucoup moins escarpé et très harmonieux. Les distances sont donc parcourues très aisément, et la promenade se termine à Velenje. C'est une ville industrielle qui s'est développée grâce à son exploitation de lignite et qui accueille la société Gorenje, un important fabricant d'appareils électroménagers. Aujourd'hui, la lignite à laissé place à des lacs artificiels nés de cette même activité. Un lieu ou nous trouvons un camping très bien situé.
Nous quittons les bords du lac pour une région plus montagneuse. Nous trouvons une très belle piste, mais nous n'avons pas encore franchi le premier kilomètre que celle-ci est coupée. Un ruban en interdit l'accès, et plusieurs personnes et plusieurs véhicules semblent attendre. Après discussion, une de ces personnes nous propose de nous indiquer une déviation. Avec un détour de quelques kilomètres nous retrouvons notre piste et apercevons la cause de la fermeture. Il y a eu un accident, un arbre est tombé sur une voiture. Nous poursuivons notre parcours dans des méandres montagneux jusqu'à Ravne na Koroškem où nous changeons de cap et prenons la direction de Logarska Dolina. Logarska Dolina est considérée comme l'une des plus belles vallées glaciaires alpines d'Europe. Un péage vous attend à son entrée, mais elle vaut vraiment le détour.

Il n'est bien sur pas possible de bivouaquer dans cette vallée. Nous allons donc nous poser quelques km plus loin, après avoir tenté notre chance sur une piste qui se termine par un nid d'aigle.
La nouvelle journée commence par... une route fermée. Décidément, cela devient presque une habitude. Il nous faut faire un grand détour pour parvenir aux abords de Velika Planina. Il s'agit d'un ancien village de bergers en altitude qui compte parmi les plus vastes d'Europe. 
Finalement, au vu des exigences pour maitriser le flux touristique, nous prenons une piste plus confidentielle qui nous offre aussi un très bel aperçu des granges en altitude. Nous arrivons à Kranj en pleine circulation. Avec 53 000 habitants, c'est la quatrième ville du pays. Nous y faisons un peu de ravitaillement et trouvons un camping à Radovljica qui est une cité nettement plus tranquille. 
Radovljica n'est qu'à quelques km du lac de Bled, mais nous choisissons de faire un grand détour pour y parvenir. Avant Zeleznik, nous découvrons le Mémorial des Partisans de Dražgoše. Ce complexe  commémore les efforts du bataillon Cankar lors de la bataille de Dražgoše en 1942. Ensuite, ce sera le lac de Bohinj, avec des parkings bondés puis, après


une belle piste, Planina Zajamniki,un autre  village de bergers dans une ambiance beaucoup plus tranquille, et enfin le lac de Bled. Il y a beaucoup de monde, mais pour un soir nous abandonnons notre roulotte pour la Vila Bled.  La Vila Bled, ancienne résidence d'été du Maréchal Tito, est devenue aujourd'hui un charmant hôtel historique. l'hôtel qui reste meublé dans le style original traditionnel des années 1950, est entouré d’un parc magnifique. Un peu plus haut dans le parc, le café « Belvédère » offre une vue unique du lac.



Le matin,  nous nous attardons pour un petit déjeuner un peu moins classique qu'à l'habitude avant de reprendre notre vie de nomade. Après Kranjska Gora, nous attaquons l'ascension du Col du Vrsic. Il s'agit du plus haut col de Slovénie. Avec ses lacets serrés la route grimpe très vite à plus de 1 600 mètres au milieu d'un paysage changeant à chaque virage. De l'autre côté, nous arrivons dans la magnifique vallée de la  Soča dont les eaux émeraude coulent jusqu'à l'Adriatique.
Après Bovec, nous quittons la vallée pour une petite route de montagne qui mène à l'Italie toute proche. Puis une piste nous conduit a un col. Nous croisons 2 cyclistes et un fourgon de parapentistes.
Mais, peu après le col, ce n'est pas un vélo qui monte vers nous, mais un gros camion chargé de pierres. Sur cette piste étroite, il est évident que le croisement est impossible, mais aussi que le camion ne pourra reculer. Nous devons donc céder le passage... après une marche arrière de 1 kilomètre. Mais cette rencontre nous permet d'apprendre... que la piste est effondrée un peu plus bas. Un nouveau demi-tour nous attends pour un retour dans la vallée. Nous perdons la Soca après Tolmin pour trouver difficilement notre 26ème bivouac, logé dans un creux de piste.

Nous sommes déjà le  23 Mai. la journée commence par un bel
 enchainement de pistes entre 400m et 1 200m qui nous
 amène à notre visite du jour, les grottes de Postjona. C'est le lieu de tous les superlatifs : La plus grande attraction touristique du pays, La grotte la plus attrayante du monde, La reine du monde souterrain, Plus de 30 millions de visiteurs en 185 ans.... Mais nous arrivons sur un parking bondé et la foule et la file d'attente à l'entrée de la grotte nous désespèrent un peu de pouvoir profiter de la visite. Et puis nous passons au guichet : prochain départ dans 30 minutes ! Après, tout est très bien organisé. Nous embarquons dans le petit train qui démarre bientôt, et... Show must go on ! C'est une féerie de stalactites et de stalagmites avec un éclairage soigné. La promenade dure une heure trente. Le train sur 3,5km puis une ballade à pied de 1,5km dans un environnement froid et humide.

        

Nous revenons à l'air libre et partons vers Predjama où se situe un château du XIIIème siècle.
Mais tous les visiteurs des grottes ont dû suivre le même chemin, et l'organisation n'est pas la même. Tant pis pour le château, et nous trouvons un chemin tranquille pour notre bivouac.
Au matin, nous repartons vers le sud-ouest. Nous trouvons des vignes, plus d'habitations, des panneaux d'interdiction : nous nous rapprochons de la côte. Après avoir traversé des hameaux et des vignes par de petites routes étroites et sinueuses et fait quelques demi-tours, nous jetons notre dévolu sur un bel emplacement ou nous terminons la journée.


Dernier jour en Slovénie. Nous atteignons la côte et ses citées balnéaires : Lucia, Portoroz, Piran, Isola pour finir à la grande ville de la région Koper, grand port slovène. De très jolis endroits, mais déjà un peu surpeuplés aux stationnements et à la circulation difficile. Nous arrivons quand même à nous faufiler parfois jusqu'au bord de mer. Après Koper nous quittons la Slovénie. Fin de notre découverte de l'Ouest des Balkans.



5) L'Italie du Nord


Nous entrons en Italie par Trieste. Ayant du temps pour notre retour, nous avons choisi de vagabonder un peu dans le nord de l'Italie : Palmanova, Breganze, Vicenza, Vérone, Le lac de Garde, Brescia, Bergame, les lacs d'Olginate Garlate Annone Pusiano avant le lac de Côme et le lac Majeur, et encore 2 étapes pour retrouver la France sous la pluie.















Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire